Actualités Cécile Brunschvicg

Cécile Brunschvicg (1877–1946) fut une militante féministe, réformatrice sociale et femme politique française. Figure centrale du suffragisme républicain, elle joua un rôle majeur dans l’obtention du droit de vote des femmes et fut l’une des trois premières Françaises à entrer dans un gouvernement, sous le Front populaire.

Faits clés

  • Naissance : 19 juillet 1877, Enghien-les-Bains
  • Décès : 5 octobre 1946, Neuilly-sur-Seine
  • Parti politique : Parti républicain, radical et radical-socialiste
  • Fonction : Sous-secrétaire d’État à l’Éducation nationale (1936–1937)
  • Distinction : Officier de la Légion d’honneur

Origines et formation

Née Cécile Kahn dans une famille juive aisée d’Alsace, elle obtint en secret son brevet supérieur malgré l’opposition paternelle . En 1899, elle épousa le philosophe Léon Brunschvicg, dont les convictions égalitaires orientèrent son engagement féministe.

Engagement féministe

Dès 1908, elle s’imposa dans le Conseil national des femmes françaises et contribua à fonder l’Union française pour le Suffrage des Femmes, qu’elle dirigea à partir de 1924 . Elle fit de cette organisation un réseau national de plus de 100 000 adhérentes, prônant un féminisme réformiste, fondé sur la persuasion et la légitimité républicaine plutôt que sur la confrontation.

Rôle politique et actions sociales

Membre du Parti radical dès 1924, elle milita pour l’égalité salariale et la réforme du Code civil . Nommée sous-secrétaire d’État à l’Éducation nationale dans le premier gouvernement Léon Blum (1936), elle lança un vaste programme de cantines scolaires et de soutien à l’éducation des filles . Elle contribua aussi à la création de l’École des surintendantes d’usine, ancêtre des écoles de travail social .

Seconde Guerre mondiale et fin de vie

Sous l’Occupation, persécutée en raison de ses origines juives, elle se réfugia dans le sud de la France sous une fausse identité . Après 1944, elle reprit ses activités au sein de la Fédération démocratique internationale des femmes et assista à la conquête du droit de vote féminin, pour laquelle elle avait tant œuvré. Elle mourut en 1946, honorée comme une pionnière du féminisme républicain.