Actualités Marie Diémer

Faits clés
• Naissance : 11 septembre 1877, Épinal (Vosges)
• Décès : 3 juin 1938, Fontainebleau
• Fondations majeures : Infirmières visiteuses de France (1913), École des Surintendantes (1917), École d’action sociale (1919)
• Distinction : Chevalier de la Légion d’honneur (1934)
• Engagement religieux : conversion au catholicisme en 1924
De la littérature à l’action sociale
Formée aux religions anciennes et à la philosophie, Diémer débuta comme écrivaine avant de s’orienter vers le service social. Marquée par le mouvement des settlements britanniques, elle participa à la création de l’Association des infirmières visiteuses de France, ancêtre des services d’aide à domicile. Elle fut aussi cofondatrice de la première École des Surintendantes d’usine et de services sociaux, institution formatrice des premières travailleuses sociales françaises.
Engagement pendant et après la Grande Guerre
Pendant la Première Guerre mondiale, elle collabora avec la Croix-Rouge américaine et les Quakers pour soutenir les régions dévastées. Après 1918, elle contribua à la professionnalisation de l’action sociale à la Résidence sociale de Levallois-Perret, participant à la création de la Fédération des centres sociaux de France.
Contribution au scoutisme féminin
Aux côtés de Renée de Montmort, elle organisa les premiers camps internationaux de scoutisme féminin en 1922. Convertie au catholicisme, elle aida Albertine Duhamel à fonder les Guides de France (1923) et créa la branche des Jeannettes (8-12 ans). Son ouvrage Le Livre de la forêt bleue (1933) posa les bases pédagogiques de cette branche.
Héritage
Marie Diémer est reconnue comme l’une des premières travailleuses sociales professionnelles françaises et une éducatrice influente. Son œuvre relie engagement social, émancipation féminine et spiritualité chrétienne, marquant durablement le paysage du travail social et du guidisme en France.
